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Atelier 2 : Quelle organisation pédagogique pour la phase 3 ?   Lecture : Public, Modification : Groupe: Le Projet

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Dernière mise à jour le 18 Juillet 2012 par Florian Daniel

Retour d’expérience : quelle organisation pédagogique pour la phase 3 ?

Animé par François Duport (FormaVia) et Florian Daniel (Formavia)
Participants : Formateurs et responsables d'organismes de formation, MINES, membres de l'équipe FormaVia, membres des universités de Rhône-Alpes, tuteurs et candidats C2i2e.

Synthèse

Cet atelier a permis de présenter le dispositif C2i2e, le fonctionnement et les domaines de compétences visées. Il en est ressorti un besoin : celui de tester au préalable ses acquis via un outil de positionnement. Le parcours C2i2e en tant que tel est générateur de compétences, il permet l’apprentissage de nouveaux usages via des cas pratiques. Si les formateurs, accompagnateurs sont en premier lieu concernés, une action d’initiation pour les directeurs serait bienvenue pour qu’ils intègrent la nécessité de développer et certifier les compétences numériques de leurs équipes.

 

 

Déroulement de l'atelier : compte-rendu détaillé

L’atelier démarre par un tour de table. Plusieurs participants à cet atelier désiraient avant tout une information sur les conditions d'oganisation du C2i2e et de ses objectifs pédagogiques. Les acteurs de l'Université ont présenté le mode opératoire, et des participants à la phase 1 et 2 ont raconté leur expérience de la démarche.

Comment est organisé le C2i2e ?

« Le C2i2e repose sur un référentiel de compétences décliné en sept domaines. Les trois premiers sont génériques et les quatre suivants relèvent des activités des professionnels de la formation » explique Jean-Michel Jullien, référent C2i2e de Lyon 1.

  1. environnements numériques de travail  professionnels et de formation
  2. mise en perspective de la formation tout au long de la vie - dispositifs de formation
  3. responsabilité professionnelle - droits à l'image, propriété intellectuelle, etc.
  4. travail collaboratif
  5. conception d'activités et d'apprentissage, scénarios pédagogiques et de formation
  6. mise en oeuvre pédagogique, alternance TIC et non-TIC. Prise de recul par rapport à sa pratique.
  7. compétences de haut niveau relatives à l'évaluation, comment les gérer, tableaux de bord, points forts et faibles d'un groupe d'apprenants.

Du point de vue de l’évaluation, le C2i2e s’inscrit dans la même logique que le B2i Adultes : il s’agit de constituer un dossier de preuve et le faire évaluer auprès d’un jury.

Pour cela, il faut savoir identifier ce qu'est une compétence, et faire le lien avec celles du référentiel. L’expérimentation a permis de tester une méthode d'évaluation définie par différents niveaux de critères de validation de la compétence. Le premier critère consiste à savoir décrire la mise en oeuvre ; il s’agit ensuite de l’expliquer, puis de la distancier.

Quel est le rôle de la démarche réflexive ?

L’essentiel du C2i2e repose dans la capacité du candidat à avoir une attitude réflexive.  Ainsi, Guy Horvath de Lyon 1 évoque « la difficulté de distanciation et d’expliciter ses compétences et sa mise en œuvre ». C’est la raison pour laquelle il est plus simple de partir d’une situation professionnelle, et de la décrire pour aller vers l’analyse réfelxive. Il y a ensuite l’identification des compétences mises en œuvre et faire lien avec celles du référentiel. Cette découverte se fait souvent en présentiel ou du moins en synchrone.

On n'a pas toujours les situations permettant de justifier les compétences, comment fait-on dans ce cas ?

La préparation à la certification C2i2e est un parcours pédagogique permettant de découvrir des outils et des pratiques générateurs de compétences. D’autre part, l’échange d’expérience entre pairs génère de nouvelles idées et pratiques pédagogiques : le fait d’être engagé dans le dispositif peut ouvrir des  nouvelles utilisations. Ainsi, certains candidats formateurs ont formé d'autres candidats à l'utilisation de certains outils, ou mis en place de nouvelles activités avec leurs apprenants.

L’une des candidates de l’expérimentation, Sylvie Beaumont explique ainsi « l’utilité du tutorat par des pionniers pour expliciter le référentiel et partir de situations professionnelles qu'on décortique pour les formaliser. C’est une démarche très positive. Il y a eu beaucoup de formation même si cela n'était pas initialement prévu avec de nouveaux outils impliquant de nouvelles pratiques ».

Quelle est la démarche de constitution du dossier de preuves ?

La certification repose sur un dossier de preuves constitué par le candidat. Hervé Vivier de l’Université de Saint-Etienne précise que  le candidat doit valider 23 compétences sur 28 pour être certifié. En Rhône-Alpes, l’outil EmaEval est utilisé par l’université pour déposer les dossiers de preuve en vue de l’évaluation.

Quel a été le rôle de la phase « pionniers » ?

La phase 1 a surtout été l’occasion de construire un vocabulaire commun entre des personnes des pratiques et culture professionnelle très différents. De même il a fallu intégrer le vocabulaire du référentiel et l’adapter aux pratiques de la formation continue. 

Ensuite, il y a eu la partie certification en tant que telle qui a fonctionné dans un mode VAE.

Quel temps faut-il consacrer de la mise en oeuvre à la distanciation ?

C’est sans doute le point à travailler, car les points de vue et approches sont très différents d’une personne à l’autre :

  • 6 mois c'est long pour de la VAE, et court si on doit acquérir les compétences ;
  • le temps du travail collaboratif n’est pas inné : il y a nécessité d’un temps de mise en confiance ;
  • l’étudiant "classique" du C2i2e peut acquérir le C2i2e en 3 ans ;
  • G. Horvath remarque que la comparaison avec étudiants est délicate. C’est surtout la difficulté pour ceux qui travaillent de "libérer du temps", en période d'appels d'offre notamment. Pour les professionnels, il y a l’envie d'avoir un résultat assez tôt, d’être opérationnel. Sinon, il y a un  risque de dilution de l'effort.

Il faut prendre en compte la progressivité importante et la modularité. Cela nécessite un outil de positionnement pour mesurer le travail à faire. Lors du dépôt de son dossier de preuve, l’approche n’est pas linéaire : la première situation présentée est plus longue que les suivantes.

Prochaines étapes

La prochaine étape, sur les 6 prochains mois, est de construire le dispositif de formation d'un point de vue administratif et financier.

  • Qui doit former/certifier : commencer par former les directeurs ? Il y a besoin de convaincre de l'intérêt de se former et de former ses formateurs ;
  • La Région n'a pas vocation à former : le financement de la formation doit être organisé par les acteurs ;
  • Pour les organismes de formation, la certification via l'université est intéressante car elle fait le lien entre compétences acquises et leur retranscription théorique.

 

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