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Travailleuse indépendante. Activités dans le champ des usages sociaux du numérique. Formation, animation, accompagnement de projets.

Blog de Stéphanie Lucien-Brun

Point d'étape sur la démarche de constitution d'un dossier de preuves (Accès: Lecture : Public)

le 12 Octobre 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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"Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver". René Char

1. Preuves ou traces ?

Dans mon parcours d'apprentissage, chaque pas, chaque tour sur moi-même, retour en arrière, coup d’œil jeté sur le coté, immersion complète dans un projet, rencontre de compagnons de marche, constitution d'équipe relais, est difficile à évoquer sous forme de preuves. Les preuves, dans leur appellation portent une dimension de "vérité affirmée", d'une assertion tangible qui m'éloigne de l'incertain de l'apprentissage, ses égarements, ses oublis, de ce chemin infini, perpétuellement ouvert. Je me retrouve dans l'idée de traces, pas légers, empreintes croisées, qu'un coup de vent fait disparaître et un passage de balai remettra à la surface.
A moins d'être un guide touareg ou d'avoir développé un savoir-faire et une grande expérience, certaines des traces sont indifférenciables, qui les a créées ?

2. Une interdépendance assumée

Dans nombre des projets évoqués dans ce dossier, il s'agit avant tout de travaux menés avec d'autres. "Seule", rien de ce qui est raconté n'existerait. Preuve de mon interdépendance assumée avec l'ensemble de celles et ceux avec qui j'agis.

Et pourtant cette démarche, très auto-centrée, oblige à rendre compte de soi, à sur-utiliser le "je" plutôt que le "nous", à essayer d’extraire ce que "je" pense avoir appris, compris, réalisé, en essayant, avec violence, "malgré moi", de faire abstraction de la puissance de la cognition distribuée qui me relie à l'ensemble des ceux et celles avec qui une majorité des expériences relatées ont été conçues, mises en œuvre et évaluées.

3. Plusieurs dimensions au parcours accompli

Ce parcours de certification est multi-dimensionnel:

- C'est  un parcours individuel fait d'interrogations, sur son sens et sur l'aboutissement de l'investissement fourni. Un certificat ? Son utilité et son usage restent vagues et flous et ne sauraient servir d'éléments de motivation suffisants.
La motivation viendrait plutôt de l'envie de partir à la recherche de ses propres traces, d'épousseter le sable, d'extraire quelques cailloux semés, de se souvenir des gros blocs qui ont été déplacés, sans qu'il n'en reste d'empreintes, envie de devenir archéologue pour (re)découvrir les propres strates du développement de son expérience ?

- C'est un parcours "pionniers", avec ce que peut exprimer d'enthousiasme innocent, pour ne pas dire naïf ou agaçant, ce mot fortement connoté. Pionniers, ceux qui acceptent de partir vers l'inconnu sans savoir au bord de quelle falaise  ou contre quel rempart glacial l'exploration s'arrêtera, l'enthousiasme, le bricolage, la capacité à inventer des micro-solutions ne faisant plus le poids face aux éléments immuables.  

- C'est un parcours collectif qui a posé des jalons de confiance, pour que chacun expose et s'expose aux autres, entendent et prennent en compte leurs retours, remarques, voir critiques. Au delà de la communauté concernée, encore en émergence, le choix du mode de travail implique l'acceptation d'un fonctionnement ouvert, en réseau, en évolution permanente et constamment en réflexion sur sa propre pertinence. 

 

A1.4. Choisir et utiliser les outils les plus adaptés pour communiquer avec les acteurs et usagers de la formation (Accès: Lecture : Public)

le 3 Août 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Ouitls de communication

Les outils de communication choisis vont dépendre:

- du cadre et de la durée de la formation
- du niveau de culture numérique des personnes formées
- de la dimension "acculturation numérique" comprise dans le cadre de la formation
- de l'environnement administratif et institutionnel

Pour certaines formations, les outils vont rester relativement classique (mail, téléphone) avec une introduction progressive de dimension plus collaborative (Voir à ce sujet le retour d'expérience d'une formation), pour d'autres, dès le départ, le travail se mène via des espaces de collaboration.

L'accord sur les outils de travail, fait, à mon sens, partie des éléments à travailler, à la fois en phase avec les contraintes institutionnelles existantes et les possibilités de contribuer à leur évolution, ainsi qu'avec les apprenants, afin qu'ils se sentent investis dans le processus d'appropriation.

A titre d'exemple, je tiens une liste des outils que que je teste, j'utilise de façon régulière ou plus épisodique, ci dessous une extraction:
- des outils que j'utilise de façon régulièrer et dont je peux accompagner l'usage par des professionnels
- des communautés sur lesquelles je suis impliquée (de façon plus ou moins engagée)

 

Outils effectivement utilisés (hors-tests) Exemples de communautés de travail
Calaméo
ClaimID - OpenID Colibre – Open Go
Diaspora Coraia Blog
Diigo Coraia nearbee
DropBox Coraia eformation
Doodle Ellg Formavia

Wiki Formavia
Facebook Epractice
Flashmeeting European Commission Information S.
Flickr handicaptic.org
Mindomo ouvaton.org
Mindmeister CoLibre – Lyon II
Netvibes eAccess+
Prezi Intercoop
Scoop.it
Slideshare
Twitter
Tumblr
Pearltrees
storify
paper.li
xmarks
YouTube
Yousendit.com

 

A1.2. S’approprier différentes composantes informatiques (lieux, outils, ...) de son environnement professionnel: le choix Linux (Accès: Lecture : Public)

le 3 Août 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (7)

projets

A titre professionnel, mon environnement numérique se compose:

- d'un poste fixe sous Ubuntu (version 11.04), lié à un disque dur externe utilisé de façon récurrente, pour les communications visio, etc.

- d'un ordinateur portable de secours (sous Ubuntu), pouvant être mobilisé dans le cadre de formation.

- d'un ultra-portable (sous Ubuntu), utilisé en mobilité.

La bascule sous Ubuntu a été décidée afin:
- d'harmoniser l'ensemble des stations de travail,
- de réduire les coûts d'acquisitions et de réconduction de licences,
- de mettre en convergence mes outils de travail avec les valeurs que j'essaye de mettre en oeuvre à titre professionnel (mutualisation, contribution, ouverture, ..).

Je gère, avec l'aide de membres de GULL (Groupe d'utilisateurs de logiciels libres), l'ensemble de ces outils et développe en permanence ma capacité à faire évoluer des outils via:
- une veille
- les forums, en cas de problème
- une exploration des ressources mise à disposition par les communautés.

Le bon fonctionnement de mes outils de travail est essentiel compte tenu de leur mobilisation conséquente et du besoin d'une stabilité et d'une fiabilité la plus pérenne possible.
Le passage sous environnement Ubuntu me garantit, pour l'instant, avec une attention portée aux installations et téléchargements, une certains protection contre les virus.

En terme d'entretien:

- de façon hebdomadaire je procède à une sauvegarde de mon poste fixe, le seul sur lequel des fichiers sont enregistrés (avec le disque dur externe)
- je suis l'ensemble des mises à jour, sur l'ensemble des mes postes
- je me rends à des Install party (organisées par le GULL) afin de continuer mon apprentissage technique

Mon environnement de travail

 

Creative commons for ever !! (Accès: Lecture : Public)

le 28 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Titre accrocheur et temporaire pour une reflexion engagée depuis 2003..

Année à partir de laquelle j'ai comencé à m'intéresser de façon particulière à la façon dont un centre des ressources/centre de formation peut faire évoluer sa façon de valoriser ses productions.

Dans le cadre des activités du Centre icom' ( projet du Programme France de Handicap International), nous avons décidé de diffuser en licence Creative Commons et en licences libres, l'ensemble des ressources produites:
- Contenus et supports de formations: diaporamas, contenus pédagogiques
- Fiches ressources thématiques
- Compilation de ressources mobilisées dans le cadre de formation de professionnels.

Dans le même temps, l'ensemble des logiciels d'adaptation du poste informatique a été mise en licence GNU/GPL ou Cecill afin d'en faciliter l'usage par les personnes handicapées concernées, des professionnels dans le cadre d'évaluation de besoins, des professionels en formation.

Ce travail s'est accompagné d'une montér en compétences de l'ensemble de l'équipe de formateurs, dans leur compréhension des enjeux à la diffusion et à la valorisation de contenus numérisés. Ceci dans un contexte de bouleversement profond des mécanismes économiques. Voir à ce sujet la note de Jean-Pierre Archambault.

L'ensemble de ces reflexions a donné lieu à l'écriture d'un document de positionnement permettant d'expliciter pour l'ensemble de l'équipe projet, ainsi que le siège de l'association, la démarche entreprise et les modalités de mise en oeuvre.

Aujourd'hui, dans mon activité de formatrice, je propose:

- la mise à disposition en licence Creative Commons CC-By des contenus de formations que je produis
- la publication de mes présentations sous Licence Libre
- des sensibilisations à l'usage des licences libres.

Par ailleurs, ju'ai contribué à la traduction de la Charte européenne pour l’innovation, la créativité et l’accès à la connaissance, produite par Forum pour l'accès à la culture et à la connaissance.

Gestion d'une liste d'échange "Handicap et numérique" (Accès: Lecture : Public)

le 28 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Depuis 2002, je gère la liste "handicaptic", créee dans le cadre du développement de la mission "ressources" du Centre icom' (plus de 350 membres).

Initialement cette liste à été conçue comme un moyen possible de:

- mettre en lien professionnels du handicap, personnes handicapées, entourage familiale et amical de personnes hanidcapées, professionnels autres
- permettre l'échange d'expériences,- susciter le partage de savoir-faire,
- valoriser les "trouvailles",
- confronter les interrogations,

A travers la mise en oeuvre, le développement et la modération de cette liste de discussion (actuellement en baisse d'activité faute d'un investissement suffisant en animation) j'ai pu développer:
- une capacité à mettre en place des règles de fonctionnement explicite et implicite, à la fois de façon ouverte sur le flux principal mais également en nourrissant des relations avec les membres,
- une aptitude à adapter les modes de communication et de langage à la qualité des membres et à permettre l'échange entre des membres aux compétences numériques très disparates,
- une compréhension des mécanismes de régulation nécessaire à l'évolution d'un groupe à la croissance "organique",
- une reflexion sur les modes de gestion de ce type d'échange, entre ouverture aux nouveaux venus, accompagnement dans l'acculturation et tenue d'un cadre commun.

J'ai été amenée à exclure certains membres, après avoir tenté, de façon directe et non sur la liste de leur faire comprendre le cadre commun.

Même si ce type d'outils peut sembler en partie dépassé compte tenu de la diversification des flux d'informations disponibles, la "disponiblité" des membres les uns aux autres et le climat de confiance dans les échanges créés à fait la preuve de son appréciation par les membres de la liste lors d'évaluations menées auprès des membres.

Un réseau de centres ressources pluri-disciplinaires autour du handicap (Accès: Lecture : Public)

le 28 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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outils, ressources

Dans le cadre des activités du Programme France de Handicap International, j'ai amorcé le démarrage puis coordonné le développement du Centre de ressources documentaires du Programme France. Ce centre documentaire s'inscrivait dans la dynamique départemental du réseau Redoc-69.

L'objet de ce réseau est de permettre à des centres réseaux thématiques de s'enrichir à travers une mise en lien sur le territoire.

Le Centre ressources documentaires du Programme France est née de ma veille documentaire et Internet, et de celle d'une collègue, de nos échanges autour de la façon dont, amenées de façon régulière, constante à recommander, prêter des articles, des ouvrages à des étudiants (psychologie, ergothérapie, ingénieurs, etc.), des professionnels, des parents et proches de personnes en situation de handicap, nous pouvions organiser ce travail.

Penser les médiations numériques avec les personnes en situation de handicap, nous a amené à recuillir des articles et des ouvrages issus aussi bien des champs sociologique, psychologique, pédagogique, technique. C'est au croisement des ces disciplines, dans leur confrontations et leur apports, que la façon dont les technologies et réseaux numériques pouvaient soutenir l'autonomie et l'auto-détermination des personnes en situations de handicap a pu être élaboré.

Ce centre ressources documentaire avait donc une présence physique (à Lyon) et une présence en ligne (consultation en ligne de l'ensemble des notices bibliographiques et lien vers les ressources en ligne).

Sa formalisation au sein d'un système de gestion de Centre documentaire (via PMB, logiciel libre) s'est faite avec l'appui de l'équipe de documentalistes de l'association la Souris Verte, porteuse du projet de réseau départemental.

Ce centre de ressources a été mobilisé dans le cadre de nombreuses formations professionnelles: création de "panier" thématiques, prêt d'ouvrage, création de webographie, etc.

A travers la conduite de l'ensemble du projet (sans être professionnelle de la documentation) j'ai été amené à réfléchir à l'ensemble des problématiques liées à la construction et à "la mise en ligne" d'un centre ressources documentaires, en lien avec les publics visés, étudiants, professionnels, familles:
- critères de sélection des ressources retenus
- droits d'usages et de prêts
- organisation des catégories/thématiques
- choix des outils numériques
- réalisation de notices bibliographiques et participation à l'indexation
- reflexion sur l'évolution quantitative et qualitative.

Un des intérêts majeurs de ce projet a été de pouvoir faire la preuve que, dans une logique de coopération et de mutualisation, sans personnel permanent dédié, avec l'appui de personnes ressources pour la mise en oeuvre, à partir d'une veille initialement orientée "vers l'interne" et les publics directs du Centre ressources (professionnels salariés, stagiaires étudiants, professionnels formés), il était possible de monter un centre documentaire touchant un public beaucoup plus vaste, notamment via la disposition de l'ensemble des ressources en ligne.
A la fermeture du Programme France en 2009, l'ensemble du fonds documentaire a été transmis à une association marseillaise travaillant dans le champ des usages du numérique pour les personnes en situation de handicap "icom' provence".

En revanche, le centre de ressources documentaire "en ligne" le reste..

Apprendre le net à l'hôpital - 2001-2003 - Projet pilote (Accès: Lecture : Public)

le 28 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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projets

De 2001 à 2003 j'ai assuré la coordination de la mise en oeuvre et de l'évaluation du projet "Apprendre le Net à l'hôpital".

Développé dans le cadre d'un partenariat entre trois centres de rééducation et de réadaptation du département du Rhône et le centre de ressources informatiques icom (Programme France de Handicap International), ce projet a expérimenté les modalités de mises en oeuvre, les effets rencontrés, la posture des professionnels engagés, les réalités insitutionnelles liées d'un dispositif de formation en ligne fondé sur des échanges synchrones et adaptés à chacun des apprenants.

Un rapport d'évaluation complet a été produit, à partir de l'ensemble des matériaux produits durant les deux ans du projet.

Un CD ROM et un site web : deux supports différents pour des ressources libres (Accès: Lecture : Public)

le 13 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Objectifs du projet

Dans le cadre des mes activités au Centre icom' (un projet du programme France de Handicap International), un des objectifs a été de renforcer et amplifier la dimension « ressources » du Centre. Pendant plus de 10 ans, l'équipe du Centre icom', s'est engagée dans un travail sur l’accès des personnes handicapées aux usages des Technologies de l’Information et de la Communication comme levier de pleine participation sociale (communication, éducation, formation, emploi, accès à la culture et aux loisirs, citoyenneté, services en ligne, etc.).

Le Centre icom' a travaillé, dès sa création sur la scolarisation des enfants handicapés et, plus particulièrement, sur l'utilisation, par certains d'entre eux, de l'ordinateur.
Les échanges avec enfants, parents, AVS, enseignants, enseignants référents, ergothérapeutes, orthophonistes, etc. ont permis, au fil des ans de faire ressortir
des ressources clés facilitant l'utilisation de l'ordinateur pour la scolarisation.

Ressources proposées

Ces ressources étaient :

  • des logiciels,

  • des aides techniques matérielles et logicielles,

  • des tutoriels, des outils méthodologiques,

  • des éléments bibliographiques, législatifs.

Afin d'en faciliter la diffusion, d'en permettre l'utilisation en ligne ou hors-ligne, de le proposer comme « support d'échanges », de le mettre à disposition dans le cadre de formations, ces ressources ont été rassemblées dans un CD ROM et sur un site web.

Le CDRom a été construit en 6 parties, orientées "usages" avant tout:
1. Se familiariser avec l'ordinateur
2. Écrire
3. Compter, tracer
4. Lire
5. Intégrer l'ordinateur en classe
6. Chercher de l'information et des conseils

Implication dans le projet

Dans le travail, en tant que responsable du Centre icom', j'ai été amenée à superviser l'ensemble de la réalisation, en relation avec la responsable pédagogique du Centre icom', de produire un certain nombre de contenus, d'accompagner les choix sur les modes de diffusion.

La décision a été prise de privilégier des ressources libres, et de mettre en licence libre l'ensemble des ressources produites par le centre icom' pour ce CD.

 

Source : http://www.webcastors.net/icom/

 

Production de fiches thématiques d'information: veille, création, diffusion.. (Accès: Lecture : Public)

le 13 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Un constat : Capitaliser sur les recherches menées et les questions « posées » représente une des nécessités vitales d'un centre ressources.

Dans le cadre des activités de centre ressources « Handicap et numérique » menées par le Centre icom' (Programme France de Handicap International), j'ai été amenée au constat suivant :

  • Malgré la profusion de ressources disponibles sur le web, la sélection des « plus pertinentes » est souvent longue, laborieuse et repétées dans le temps

  • L'obligation de finaliser, de façon temporaire, une recherche thématique sous forme d'une fiche, diffusée et évoluable dans le temps, permet de réguler les recherches menées, de capitaliser sur les informations trouvées, de réfléchir à la hiérarchie des informations à diffuser afin de ne pas s'inscrire dans une recherche d’exhaustivité, par nature impossible mais de se centrer sur une compréhension des besoins des personnes concernées par la diffusion et par ses propres besoins.

  • Une observation suivie des demandes de personnes aux statuts divers (professionnels du secteur sanitaire et social, enseignants, réseaux d'EPN, etc.) permettait d'identifier les sujets sur lesquels des ressources accessibles, sourcées étaient régulièrement demandées pour des usages assez divers (découverte d'un sujet, diffusion à des tiers, information spécifique à conserver, etc.)

  • A partir de recherches spécifiquement menées, de réponses personnalisées, de mutualisation des résultats de recherche de différents professionnels et d'un travail d 'éditoralisation, il était possible de créer des « fiches ressources » répondant aux attentes d'un public relativement vaste aux statuts différents, à la convergence entre différents champs d'intervention.

  • Le résultat final devait être visuellement accessible et attractif, sous différents formats : texte ouvert, .pdf.


 

 

A partir d'un travail mutualisé, la création de supports ressources devient itérative et relativement légère

A partir de ces observations, dans le temps, 20 fiches ressources ont été crées sur des sujets variés, par exemple :

 

La diffusion sous licence libre, garantie d'une valorisation des savoir-faire

Ces fiches ont évolué dans le temps : vérification des informations, remises à jours, enrichissement, adaptations au contexte législatif, aux évolutions technologiques et d'usages.

L'ensemble de ces fiches a été mis en licence Creative Commons afin d'en faciliter la diffusion libre, l'enrichissement et la modification.

Ces informations ont gagné de la valeur avant tout par leur diffusion et les compléments apportées par leurs utilisateurs. Elles ont pour les professionnels impliqués dans leur réalisation contribué à valoriser leur savoir-faire, à faciliter leurs réponses aux questions adressées par des interlocuteurs divers.

Ces fiches ont été largement mobilisées dans le cadre d'actions de formations, comme « supports traces ».

 

Source : http://www.webcastors.net/icom/

 

Exemple d'une séquence pédagogique alternant travail en collectif, travail en sous-groupe, travail numériquement outillé (Accès: Lecture : Public)

le 13 Juillet 2011 par Stéphanie Lucien-Brun   Commentaires (0)

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Contexte

Tutorat de projet étudiants menés sur plusieurs mois. 6 groupes de 4 étudiants. Le tutorat se mène sous différentes formes (mail, téléphone, plate-forme Moodle) et 6 séances rassemblent l'ensemble des étudiants et le tuteur.

De façon transverse à différents modules de la formation, une compétence globale de « gestion de projet » doit se développer.

Les projets tuteurés sont une mise à l’œuvre de projets réels, en lien avec des partenaires du territoire concerné.

Objectif pédagogiques de la séance proposée

  • Amener les étudiants à construire une représentation globale du projet mené

  • Affiner les différents items constitutifs du projet et sur lesquels des actions sont attendues

  • Construire une représentation visuelle pouvant être mobilisable dans d'autres contextes et constituant un référentiel commun d'action

  • Découvrir des outils de gestion de projets numériques sous format de cartes heuristiques

Déroulé de la séance

  • Temps commun avec l'ensemble des étudiants pour présenter les objectifs de travail, identification des ressources mobilisables

  • Construction d'une carte modèle sous forme de brainstorming collectif

  • Mise à disposition de l'outil proposé

  • Division en sous-groupes

  • Construction par sous-groupes des différentes cartes par projets

  • Organisation de binômes de sous-groupes pour échanger autour des cartes produites

  • Restitution/démonstration au tuteur des cartes réalisées, ajustement et approfondissement des contenus

Suite à la séance

  • Finalisation des cartes

  • Mise en ligne sur l'espace collaboratif mis à disposition par l'organisme de formation

Observations suite à cette séquence

Rythme global

Les objectifs sont relativement ambitieux par rapport au temps disponible. En effet, le groupe dispose de deux heures pour mener l'ensemble des tâches prévues. La finalisation des cartes ne peut être menée pendant la séquence.

Apports des différents modes de travail

L'alternance permet également une richesse d'échanges et la complémentarité au sein des sous-groupes entre des étudiants plus à l'aise dans la construction de représentations visuelles de projets, d'autres sur la manipulation des outils numériques, d'autres dans la coordination d'un travail mené en sous-groupes.

Adéquation des outils proposés et des objectifs pédagogiques

La carte heuristique a déjà été utilisée à au moins une reprise par les étudiants dans un autre contexte. Ils n'ont pas besoin de se familiariser avec cet outil, même si des différences importantes sont observables dans le degré d'affinement des informations contenues sur la carte. Certains groupes restent à un niveau relativement global d'information, d'autres sont en capacité de « détailler » de façon fine les éléments constitutifs du projet.

L'utilisation d'un outil en ligne est apprécié par les étudiants, cela leur permet :

  • de modifier le « squelette » de leur heuristique afin de travailler sur les déclinaisons possibles,

  • de disposer immédiatement d'un contenu numérique partageable dans différents environnements,

  • de pouvoir travailler à plusieurs sur le même support,

  • de mettre un œuvre de façon contextualisée la découverte d'un outil de gestion de projet

Ajustements nécessaires

Cette séquence pédagogique, pour prendre sens, doit être proposée « au bon moment » : pas trop tôt, pour que les groupes de travail aient suffisamment investi les projets pour être en capacité d'en représenter visuellement les différents volets, pas trop tard pour que ce travail ait un apport réel par rapport à leur compréhension des différents aspects à prendre en compte.

Ressources utilisées

 

http://www.mindmeister.com/

http://www.framasoft.net/article2894.html